Poignées de lumière

Tout ce qui se lit s'entend, tout ce qui s'entend ne se lit pas: tout ce qui s'entend n'est pas tout ce qu'on lie.

Mais tous ceux qui se lient s'entendent et tous ceux qui s'entendent ne se lisent pas: "tous ceux qui s'entendent" n'est pas "tous ceux qu'on lit".

Eclats de livres

Pas à pas nous allons aller. Le long des pages, au dos des quatrième de couverture, pour dessiner les liens que tressent les ouvrages de Jonathan Franzen ( Les Corrections, Éditions de l'Olivier, 2002), de Siri Hustvedt ( Tout ce que j'aimais, Actes Sud, Babel, 2005) et de Christian Bobin (L'Enchantement simple suivi de Le Huitième jour de la semaine, Le Colporteur et de L'éloignement du monde, Gallimard, Collection Poésie, 2001). Dessiner les liens ou tracer le liant sera mon propos. Je veux y montrer comment l'oeuvre poétique aux accents philosophiques de Christian Bobin peut et vient se conjuguer au pluriel des romans de Jonathan Franzen et de Siri Hustvedt autour de l'ultime.

Il y est des rencontres que le studio se veut d'abriter. Les éclats de ces ouvrages chanteront leur lumière et leurs couleurs en parsemant de vie, éparpillée mais retrouvée, les parois du studio, cet espace de pensée que nous vous ouvrons et destinons. Que chacun de ces livres devienne votre ami, cet autre qui, quand on croit être arrivé au bout de soi, tout au bout, nous donne la poignée, nous ouvre une porte, si loin de ce point de chute qui nous voyait dernier débout mais dernier surtout. Si loin et si proche, et qui fait que, dans l'alchimie d'un rien, un tout, un tout autre jaillisse et transforme l'ultime en premier et ouvre des gammes de sentis, des portées, nues de bruits et pleines de sens, dans leurs avancées parallèles vers le plus infini.

 



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