Qu’est ce qu’être Protestant ?
(selon un texte issu du site de la Fédération Protestante de France)
• "A Dieu seul la gloire"
Ils sont donc vigilants envers tout parti, valeur, idéologie, ou entreprise humaine prétendant revêtir un caractère absolu, intangible ou universel.
Parce que Dieu est un Dieu de liberté, qui appelle une libre réponse de la part de l'être humain, les protestants sont favorables à un système social qui respecte la pluralité et la liberté des consciences.
• "La grâce seule"
L'Homme n'a donc pas à mériter son salut en essayant de plaire à Dieu.
Dieu lui fait grâce, sans condition. Cet amour gratuit de Dieu rend l'Homme apte, à son tour, à aimer ses semblables, gratuitement.
• "L'essentiel, c'est la foi"
Cette rencontre peut surgir brusquement dans la vie d'un individu. Le plus souvent, elle est l'issue d'un long cheminement parsemé de doutes et d'interrogations.
Mais la foi est offerte par Dieu, sans condition.
Tout être humain est appelé à la recevoir dans la liberté. Elle est la réponse humaine à la déclaration d'amour faite à tous par Dieu, dans la parole biblique, en Jésus-Christ.
• "La Bible seule"
Elle seule peut nourrir leur foi ; elle est la référence dernière en matière théologique, éthique, institutionnelle. A travers les témoignages humains qu'elle nous transmet, la Bible est la Parole de Dieu.
Les textes bibliques dessinent des principes généraux à partir desquels chaque protestant, pour ce qui le concerne, et chaque Eglise, collégialement, tracent l'espace de leur fidélité.
• "Se réformer sans cesse"
Les institutions ecclésiastiques sont des réalités humaines. "Elles peuvent se tromper" disait Luther. En référence à l'Evangile, les Eglises doivent sans cesse porter un regard critique et interrogateur sur leur propre fonctionnement. Chacun doit y prendre sa part de responsabilité et être témoin de la fidélité à la parole divine.
• "Le sacerdoce universel"
Pasteurs et laïcs se partagent le gouvernement de l'Eglise. Les pasteurs n'ont pas de statut à part dans l'Eglise. Ils y exercent une fonction particulière à laquelle des études universitaires de théologie les ont conduits.
Dans un esprit d'unité, ils assurent en particulier le service de la prédication et des sacrements, l'animation de la communauté au sein de laquelle ils exercent leur ministère, l'accompagnement, l'écoute et la formation théologique de ses membres.
Qu’est ce que l’Eglise Réformée de France ?
(selon un texte issu du site de l’Eglise Réformée de France)
Née avec la Réforme au XVIe siècle, maintenue au travers des aléas de l’histoire, membre co-fondateur de la Fédération protestante de France, l’Eglise réformée de France (ERF) est la première Eglise protestante en France. Son noyau actif et engagé est constitué de 50 000 familles. Mais ce sont plus de 300 000 personnes qui participent ou font appel à ses services. Elles sont de moins en moins issues de familles ou de terroirs traditionnellement protestants.Le Synode national, annuel, a la charge de gouverner l’Eglise Réformée de France. Le Synode national a pour tâche d’analyser les activités de l’Eglise par rapport aux besoins exprimés aujourd’hui par les 470 Eglises locales (associations cultuelles = structures juridiques. L’ERF compte 881 lieux de culte). Composé de 92 membres à voix délibérative, élus par les huit Synodes régionaux et par des membres à voix consultative représentant les œuvres, mouvements, institutions et équipes liés à l’Eglise Réformée, le Synode national compte environ 200 participants, laïcs et pasteurs, hommes et femmes. Par des résolutions, votées le dernier jour, le Synode s’exprime sur des sujets de société.
L’ERF forme avec l’Eglise Evangélique luthérienne de France (EELF) et l’Union des Eglises protestantes d’Alsace-Lorraine (EPAL) une Communion protestante luthéro-réformée (CPLR). A échelle européenne, cet échange luthéro-réformé s’exprime dans la Communion des Eglises protestantes en Europe (CEPE) ou Communion ecclésiale de Leuenberg : les Eglises qui font partie de cette communion déclarent qu’elles sont d’accord sur l’essentiel et en tirent les conséquences : reconnaissance des ministères, formation des pasteurs, sujets et projets commun d’Eglise, mutualisation des ressources etc. Au Synode national de Sochaux (2007), un projet d’union ERF-ELF a été voté.
L’ERF est membre de la Fédération Protestante de France (FPF) qui comprend par ailleurs, avec les Eglises de la CPLR, diverses Eglises évangéliques et baptistes et l’Eglise adventiste. La question de l’admission d’Eglises pentecôtistes est à l’ordre du jour
Aujourd’hui,
L’Eglise Réformée de France se veut une Eglise ouverte : elle reçoit comme membre toute personne qui reconnaît que « Jésus-Christ est le Seigneur ».
Elle accueille donc sans exclusive dans son culte, sa vie spirituelle et ses activités toutes celles et tous ceux qui veulent s’inscrire dans une démarche de foi.
Elle les invite à participer à sa mission de témoignage de l’Evangile, dans leur vie personnelle, dans l’exercice de ministères locaux (catéchètes, visiteurs, prédicateurs, animateurs, responsables de jeunesse,... ) comme dans leurs engagements au service des autres (diaconats, œuvres et mouvements, associations diverses...).
Celles et ceux qui veulent participer à son existence sont invités à devenir membres de l’association cultuelle qui est le support légal de son existence : ils ont ainsi droit de vote dans les assemblées d’Eglise
Comment fonctionne l’Eglise Réformée de France ?
(selon un texte issu du site de l’Eglise Réformée de France)
1 L’organisation de l’E.R.F.
Dans l’Église réformée, il n’y a ni fonctions sacrées, ni hiérarchie divinement instituée. Le Christ est seul chef de l’Église. Le ministère (= service) des pasteurs ne comporte pas d’autorité doctrinale. Seule l’Écriture (la Bible) y est reconnue comme autorité souveraine. Des responsabilités temporaires (président de conseil régional, du Conseil national) sont conférées à certains d’entre eux par voie d’élection.2 Le fonctionnement de l’Église
Ce mode d’organisation est dit presbytérien synodal. Voici pourquoi :
Chaque Église locale est vraiment considérée comme " l’Église " en un lieu. Elle est dirigée par un conseil presbytéral (du grec presbuteros, ancien), élu par l’assemblée générale des membres inscrits. Mais l’Église locale est solidaire, dans l’ERF, des autres Églises locales et cette solidarité s’exprime dans les synodes (régionaux, national) qui se réunissent chaque année pour des sessions de trois ou quatre jours.
Dans les synodes, les délégués laïcs sont en nombre au moins égal à celui des ministres. Il en est de même dans les conseils et commissions désignés par les synodes. Cette égalité entre pasteurs et laïcs est une application du principe du sacerdoce universel (le rôle de prêtre est exercé par la communauté des fidèles).
Ainsi, le conseil presbytéral, d’une part, et le synode national, d’autre part, sont les deux piliers du régime presbytérien synodal qui reconnaît l’autonomie des Églises locales et organise leur solidarité.
Historiquement, cette organisation traditionnelle (premier synode clandestin réuni à Paris en 1559) s’est maintenue sous le régime actuel de séparation des Églises et de l’État : les Églises locales constituent des associations cultuelles, l’ERF constitue l’Union nationale de ces associations cultuelles.
Le synode national, qui est l’assemblée générale de cette union, a la charge de gouverner l’ERF. Il prend les décisions dans le domaine financier ; après avis des synodes régionaux, il peut modifier la Discipline, adopter la Liturgie (ordre et principaux textes proposés pour le culte et les autres célébrations), exprimer ses convictions sur les sujets que le Conseil national a inscrits à son ordre du jour ou sur les vœux déposés par ses membres.
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Protestantisme